Endoscopy 2019; 51(03): S40-S41
DOI: 10.1055/s-0039-1680928
Posters
Georg Thieme Verlag KG Stuttgart · New York

2 appels téléphoniques permettent t'ils de garantir une meilleur préparation colique? à propos de 138 cas

I Jemni
1  Monastir, TUNISIE
,
L Safer
1  Monastir, TUNISIE
,
R Baklouti
1  Monastir, TUNISIE
,
M Ben Abdelwahed
2  Tunis, TUNISIE
,
M Zakhama
1  Monastir, TUNISIE
,
A Guediche
1  Monastir, TUNISIE
,
W Bouhlel
1  Monastir, TUNISIE
,
W Ben Mansour
1  Monastir, TUNISIE
,
HL Mohamed
1  Monastir, TUNISIE
,
BC Nabil
1  Monastir, TUNISIE
› Author Affiliations
Further Information

Publication History

Publication Date:
12 March 2019 (online)

 

Introduction:

Les difficultés du patient liées à la réalisation du régime sans fibre et à la purge, sont souvent à l'origine d'une préparation colique de mauvaise qualité. Celle-ci entraine une diminution du taux de détection des adénomes, et parfois la nécessité d'une nouvelle coloscopie.

But: notre objectif est d'évaluer si un simple moyen tel qu'un appel téléphonique pourrait avoir un impact favorable sur la qualité de la préparation colique.

Patients et Méthodes:

Il s'agit d'une étude prospective comparative menée à notre service sur une période de 3 mois (Mai, Juin, Juillet 2018) qui a inclus 138 malades ayant des rendez-vous de coloscopie. Ces patients ont été appelés de façon aléatoire selon la joignabilité au téléphone pendant 2 jours de suite 3 jours avant la coloscopie. On a exclu les patients ayant eu une résection colique. Le discours transmis est standardisé incluant une brève présentation de l'interlocuteur, des consignes précises et simplifiées sur le régime sans fibres, les modalités de consommation du produit de préparation, et dans les limites du possible l'arrêt de tout traitement pouvant interférer avec la qualité de la préparation. Le médecin réalisant la coloscopie n'était pas avisé du pool des malades contactés. l'étude a été ainsi réalisée en aveugle de l'endoscopiste qui va apprécier la préparation. La préparation colique était appréciée via le score de BOSTON.

Résultats:

notre étude a colligé 138 patients dont l'âge moyen est de 56,4% (13 à 91 ans) et un sexe ratio de 1,2 (77 hommes et 60 femmes). L'indication à la coloscopie était dominée par l'exploration d'une anémie ferriprive. Le transit de base été réparti comme suit: 39,1% des patients avaient une constipation, 13% avaient une diarrhée chronique organique, et 9.4% avaient une alternance diarrhée constipation. le transit était normal dans 37.7% des cas. Les patients «contactés» constituaient 41,3% de la population d'étude (soit n = 57/138).

Les deux bras de l'étude: patients «contactés» et «non contactés» étaient homogènes et comparables sur le plan statistique aussi bien de point de vue épidémiologique (âge et sexe) ainsi qu'en matière de facteurs intercurrents pouvant altérer la qualité de la préparation en particulier le diabète et l'hypothyroïdie et le transit de base (pas de différence significative entre les deux populations en matière de prévalence de la constipation du transit). Il n'y avait pas de différence significative entre les 2 groupes en matière de handicap moteur ou de retard mental: 2 facteurs qui altèrent la possibilité de préparation adéquate.

Dans le groupe «patients contactés» le score de Boston moyen est estimé à 7,12 Versus 5,99 dans le groupe «non contactés» avec une corrélation statistiquement significative (p: 0,000).

Conclusion:

l'appel téléphonique répété 2 jours de suite avant la réalisation de la coloscopie est un outil simple, peu onéreux, et fiable pour optimiser la qualité de la préparation colique.