Pharmacopsychiatry 1991; 24(5): 175-179
DOI: 10.1055/s-2007-1014464
© Georg Thieme Verlag KG Stuttgart · New York

Compared Efficacy of Prazepam and Clomipramine in Major Depression with Anxiety: a Multicenter Controlled Study

P.  Lemoine1 , J. -P. Boulenger2 , V.  Caillard2 , Nicole  Tanne3 , D.  Bonnet4
  • 1Unité Clinique de Psychiatrie Biologique, C.H.S. Le Vinatier, Lyon Bron Cedex, France
  • 2INSERM Unité 320, Centre Esquirol, Chru Côte de Nacre, Caen Cedex, France
  • 3Hôpital Saint-Jean de Dieu, Route de Vienne, Lyon, France
  • 4Laboratoires Parke-Davis, Courbevoie Cedex, France
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Publikationsverlauf

Publikationsdatum:
13. März 2008 (online)

Abstract

The efficacy of antidepressants is well established in major depressions, especially those with melancholic features. However, some anxiolytics also appear to have antidepressant properties at least for outpatients. - 118 outpatients (25 males, 93 females, age: 18-60) with major depression according to DSM-III criteria, neither melancholic nor suicidal, reaching at least 27 on Montgomery and Asberg depression rating scale (MADRS) and 19 on Hamilton anxiety rating scale (HARS) accepted to participate this double blind study carried out by 15 G.P.s coordinated by 3 psychiatrists. After a one week placebo wash-out-single-blind period, they were randomly, double blind, assigned to one of the two following groups: PR treated with prazepam (30-60 mg), a benzodiazepine anxiolytic or CL treated clomipramine, an imipramine antidepressant (75-150 mg). - Patients were evaluated at days 0, 7, 14, and 28, using MADRS, HARS, Clinical Global Impression and Hopkins symptoms check list 58. In addition, G.P.s had to meet monthly for a case discussion group. - Results: groups were comparable at day 0. A highly significant improvement of MADRS and HARS scores (p< 0.001) was observed in the total population. For the completer population evolution was also significantly positive in all the parameters studied but, considering MADRS and HSCL scores, a difference in favor of CL is observed. Considering the severity of depression (MADRS over or under 30 at DO), a difference in favor of CL is observed in the more severely depressed group with MADRS (p<0.01) and HARS (p<0.05), but there is no difference for the less severely depressed group. The number of drop outs was more important in the CL group (15) than in the PR group (4). - If both the molecules are efficient for depressed outpatients treated by G.P.s, should we prefer a more efficient but less well tolerated treatment inducing more drop-outs or should we use a less efficient treatment, inducing less drop outs. Complementary studies including a cut-off point for differentiating "a priori" initial severity and side effects tolerance will possibly answer that question.

Résumé

Bien que l'efficacité des antidépresseurs soit assurée dans les dépressions majeures, en particulier s'il existe des traits mélancoliques, de nombreuses études montrent qu'en ambulatoire, d'autres molécules telles que par exemple les benzodiazépines (BZD) peuvent, également, être utilisées avec succès. - Dans cette étude réalisée par quinze médecins généralistes coordonnés par 3 psychiatres, 118 patients âgés de 18 à 65 ans, déprimés majeurs selon les critères du DSM III, non mélancoliques ni suicidaires et atteignant un score d'au moins à la «Montgomery and Asberg depression rating scale» (MADRS) et 19 à la «Hamilton anxiety rating scale» (HARS), ont accepté de participer à cette étude. Après une semaine de wash- out complet sous placebo, ils ont été répartis, de facon randomisée, en deux groupes et traités en double aveugle: le premier groupe était sous prazépam (PR), un anxiolytique benzodiazépinique (30 à 60 mg) et le second sous clomipramine (CL), un antidépresseur imipraminique (75 à 150mg). - Les patients étaient évalués à J0, J7, J14 et J28. De plus, les généralistes devaient se réunir mensuellement pendant 90 minutes pour discuter librement de chaque cas. - Les résultats montrent une amé-lioration significative de la dépression et de l'anxiété dans les deux groupes. Parmi les patients qui ont terminé l'étude, existe une différence en faveur de la clomipramine en ce qui concerne la MADRS mais non la HARS (tableaux 1 et 2). - Si les patients sont séparés en deux groupes en fonction de la gravité de la dépression au moment de l'inclusion (MADRS < 30 et MADRS > 30), il existe une difference en faveur de CL pour le groupe le plus sévère (tableaux 3 et 4). Enfin, le nombre de patients ayant abandonné en cours de traitement est plus important dans le groupe CL que dans le groupe PR. - II apparait donc clairement que les patients déprimés majeurs et anxieux suivis en ambulatoire par des médecins généralistes peuvent être traités favorablement par le prazépam, particuliérement ceux dont le score à la MADRS est inférieur à 30. Faut-il, en définitive, dans les dépressions ambulatoires, préférer un antidépresseur plus efficace, mais dont la tolérance inférieure risque d'entrainer un plus grand nombre d'abandons de traitement ou à l'inverse faut-il prescrire une BZD moins efficace mais mieux acceptée? Seules des études complémentaires, prévoyant a priori l'établissement d'un seuil de gravité initiale et de tolérance aux effets secondaires permettrait de répondre à cette question.

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