Endoscopy 2014; 46(05): 455
DOI: 10.1055/s-0034-1367551
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Commentaire de travail de Belderbos TD et al., pp. 388

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Publikationsdatum:
15. April 2014 (online)

 

Tim D. G. Belderbos, Max Leenders, Leon M. G. Moons, Peter D. Siersema. Récidive locale après mucosectomie pour polype colique non pédiculé: revue de la littérature et méta-analyse.

La mucosectomie est le traitement endoscopique de référence des polypes sessiles du côlon et du rectum. La récidive locale est une des complications possibles de ce type de geste. La détection de ces récidives par coloscopie ne fait pas l’objet d’un consensus quant aux délais auxquels ces coloscopies doivent être réalisées. Ce travail s’est intéressé à 33 études ayant évaluée les récidives locales en différenciant les récidives précoces (diagnostiquées à la première coloscopie de contrôle) des récidives tardives (diagnostiquées après une première coloscopie de suivi sans récidive). Le taux moyen de récidive était de 15% (IC à 95%: 12 % – 19 %). Le risque de récidive était significativement plus élevé (p < 0,00001) en cas de résection en “picemeal” (20 %, IC à 95%: 16% – 25 %) qu’après résection en monobloc (3%, IC à 95 %: 2 % – 5 %). Dans les 15 études qui différenciaient les récidives en précoces et tardives, 88 % des récidives étaient précoces. Dans les 4 études qui proposaient un suivi à 3, 6 et à plus de 12 mois, 76 % des récidives étaient détectées à 3 mois et 96 % à 6 mois. En analyse multi-variée, le seul facteur indépendant de récidive était le caractère en “picemeal” de la résection.

Au total, le risque de récidive locale est de 3 % en cas de résection monobloc et de 20 % en cas de résection en “picemeal”. Le type de résection est le seul facteur indépendant de récidive locale. Plus de 90 % des récidives sont détectés dans les 6 mois ce qui plaide en faveur d’une surveillance particulièrement rigoureuse durant cette période.