Endoscopy 2014; 46(06): 631-632
DOI: 10.1055/s-0034-1367643
Commentaires
© Georg Thieme Verlag KG Stuttgart · New York

Commentaire de travail de Pioche M et al., pp. 479

Further Information

Publication History

Publication Date:
30 June 2014 (online)

 

Mathieu Pioche, Geoffroy Vanbiervliet, Philippe Jacob, Clothilde Duburque, Rodica Gincul, Bernard Filoche, Jacques Daudet, Jérôme Filippi, Jean-Christophe Saurin. Prospective randomized comparison between axial- and lateral-viewing capsule endoscopy systems in patients with obscure digestive bleeding.

Commentaires: Dr Emmanuel Coron, Franck Chollet, Alain Lachaux, Gilles Lesur, Maxime Palazzo

La nouvelle capsule du grêle CapsoCam (Capsovision) dispose de quatre caméras (chaque caméra prend 5 images par seconde les 2 premières heures d’enregistrement, puis 3 images par seconde ce qui correspond en moyenne à 16 images par seconde) lui conférant une vision latérale sur 360° de la lumière intestinale. Dans cet essai multicentrique français, 73 patients atteints de saignements gastro-intestinaux obscurs ont été recrutés pour ingérer CapsoCam et PillCam SB2 (Given Imaging) dans un ordre aléatoire et avec un intervalle d’une heure entre les deux. Seulement 60 patients ont pu être analysés, les autres ayant été écartés en raison d’échecs techniques au nombre de 11 (15.1 %) avec CapsoCam (5 n’ont pas récupéré leur capsule, 5 échecs d’enregistrement et 1 échec d’absorption de la capsule), 2 (2,7 %) avec PillCam SB25 (un échec d’enregistrement et un échec d’absorption de la capsule). La concordance entre les deux capsules était bonne (kappa valeur 0,63; 46,7 % de diagnostics avec CapsoCam versus 48,3 % avec PillCam SB2). En revanche, la capsule CapsoCam a détecté de façon significative plus de lésions (108 vs 85; p = 0,001) que la Pillcam et ce de façon significative. Le temps de lecture était plus long (32,0 minutes vs 26,2 minutes; p = 0,002) avec la capsule CapsoCam en lien logique avec un plus grand nombre d’images du fait du plus grand nombre de caméras. Les échecs techniques de la CapsoCam (15,1 %) restent élévés dans cette étude. Pour moitié (5/11), il s’agissait de l’absence de récupération de la capusle dans les selles soulignant l’intérêt de sélectionner et de bien expliquer au patient le mode et l’intérêt majeur de la récupération de la capsule. L’autre moitié (5/11) concerne des échecs d’enregistrement qui restent anormalement élevés pour cette technologie, mais on ne peut pas exclure que la présence de 2 capsules en même temps dans l’organisme avec 2 systèmes différents d’enregistrement puisse être responsable de ces échecs. En revanche, sur le plan environnemental, la récupération de la CapsoCam après son expulsion lui confère une qualité plus écologique que les autres capsules qui se déversent quotidiennement dans la nature.